Maladie de Lyme – forme chronique et plantes médicinales

Dans cet article, je vous présente des plantes médicinales pour soutenir l’immunité et accompagner les personnes atteintes de la forme chronique de la maladie de Lyme.

Quand le tableau se complique, les plantes médicinales un soutien indispensable

Comme vous avez peut être pu le constater en lisant des informations à gauche ou à droite sur la maladie de Lyme, plusieurs plantes médicinales et huiles essentielles sont intéressantes pour contrôler la borréliose, et les co-infections souvent présentes dans les tiques qui peuvent transmettre la maladie.

La situation se complique pour les personnes qui sont atteintes depuis longtemps. Ces personnes peuvent être infectées depuis des dizaines d’années soit parce que le diagnostic est difficile, soit parce qu’elles ont contracté l’infection in utéro ou dans l’enfance sans avoir eu de diagnostic. Ainsi, le terrain est plus affaibli et la synergie entre les différents pathogènes maintenant bien installés peut rendre le traitement extrêmement difficile.

Dans certains cas, se rajoute aux multiples infections, la présence de mycotoxines ou de métaux lourds. Tous ces facteurs interagissent dans l’organisme, augmentent les symptômes et l’hypersensibilité (aux champs électro magnétiques, aux produits chimiques ou à certains aliments) et diminuent évidemment la qualité de vie.

Vous voulez en savoir plus? J’offre également une formation en ligne, pour thérapeutes ou étudiants en santé alternative, afin de mieux comprendre cette problématique complexe et mieux soutenir les clients atteints.

Existe-t-il une « forme chronique » de la maladie de Lyme?

Tout d’abord, il est important de préciser que tous les intervenants ne s’entendent pas à savoir si la forme chronique de la maladie de Lyme existe réellement. Certains proposent que les symptômes résiduels suite à un traitement antibiotique seraient causés par l’inflammation qui perdure dans les tissus. Par exemple, selon Santé Canada :

« Il n’existe aucune preuve définitive que les symptômes persistants indiquent une maladie évolutive. L’inflammation post-infectieuse causée par les dommages du processus infectieux pourrait répondre aux médicaments anti-inflammatoires. »[i]

D’autres spécialistes pensent le contraire. Selon Stephen Buhner, herboriste américain spécialisé dans l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie de Lyme et auteur de plusieurs livres sur les maladies infectieuses et les plantes médicinales dont « Healing Lyme : Natural Healing of Lyme Borreliosis and the Coinfections Chlamydia and Spotted Fever Rickettsioses », ce débat n’a plus lieu d’exister puisque de nombreuses études prouvent que chez certaines personnes le traitement par antibiothérapie n’est pas suffisant pour éradiquer complètement l’infection (Borgermans et al., 2014).[ii]

Des avis divergents

Par ailleurs, certains auteurs dénoncent le fait que les traitements antibiotiques induisent la forme enkystée des spirochètes. Les symptômes diminuent mais l’infection perdure (Margulis et al. 2009). Les bactéries peuvent reprendre leur forme spirochète à tout moment, suite à un choc émotif, une grande fatigue ou une autre infection et faire ainsi progresser la maladie.

Il est donc malheureux pour les personnes atteintes que la question se pose encore aujourd’hui. En effet, ces personnes souffrent de plusieurs symptômes, souvent neurologiques qui affectent grandement leur qualité de vie. Se voir incompris ou ne pas être entendu ajoute à la souffrance quotidienne et retarde la possibilité de recevoir le traitement adéquat.

Dans mon expérience, un ensemble de facteurs est présent lorsque les symptômes perdurent. Que ce soit l’inflammation causée par les pathogènes, la présence de borréliose, une co-infection non traitée ou des mycotoxines ou métaux lourds, je poursuivrai cet article dans l’hypothèse qu’il existe une forme chronique de la maladie. Les recommandations doivent également être adaptées à chaque personne pour qu’elles adressent le déséquilibre le plus important, tout en tenant compte des pathogènes qui pourraient être encore présents.

Qu’est-ce que la forme chronique de la maladie de Lyme?

Tout d’abord, voici une définition proposée par l’ILDAS (International Lyme and Associated Diseases Association) :

Le terme « maladie de Lyme chronique » inclue les symptômes persistants de fatigue, de problèmes cognitifs, de maux de tête, d’insomnie ou tout autre symptôme neurologique comme la démyélinisation, les neuropathie périphériques et dans certains cas des déséquilibres neuropsychiatriques, des problèmes musculo squelettiques ou encore des manifestations cardiaques. [iii]

Symptômes de la maladie de Lyme

La liste des symptômes est très longue et varie d’une personne à l’autre selon le tissu le plus atteint par la maladie. Certains peuvent se plaindre de douleurs articulaires, d’autres de symptômes neurologiques débilitant comme d’intenses maux de tête, de douleurs paralysant les jambes, de sensations de brulure, d’anxiété ou de dépression, de brouillard mental, etc. Je ne les énumèrerai pas plus avant puisqu’ils sont extrêmement variables, rendant le diagnostic médical difficile.

De plus, comme expliqué dans le précédent article de Céline Ketterer, l’état du terrain, affectent énormément l’évolution de la maladie. Geneviève Bélanger décrit également comment les pathogènes interagissent entre eux et affectent l’immunité et l’inflammation systémique. Il est donc primordial de l’organisme de façon globale dans les recommandations proposées. Que ce soit l’alimentation, l’exercice, la gestion du stress ou la spiritualité de la personne, toutes ces avenues sont toutes également importantes afin d’arriver à surmonter la maladie et retrouver la qualité de vie.

Finalement, les symptômes peuvent être les mêmes qu’il s’agisse d’intoxication aux mycotoxines, aux polluants environnementaux (produits chimiques neurotoxiques, métaux lourds, etc.) ou de bartonellose (co infection causée par Bartonella spp.).[iv]

Comment accompagner les personnes atteintes?

En tant qu’herboriste ou thérapeute alternatif qui accompagnons ces personnes, nous pouvons dans un premier temps :

  • Améliorer l’immunité et diminuer l’inflammation généralisée
  • Soutenir les organes atteints avec des plantes toniques spécifiques pour diminuer l’impact de l’infection sur le tissu
  • Soutenir les émonctoires et ajouter des substances chélatrices afin :
    • De permettre aux mycotoxines ou toxines environnementales déjà dans la circulation sanguine ou dans la bile d’être évacuées complètement de l’organisme;
    • D’évacuer rapidement les toxines libérées lors de la destruction des pathogènes (réaction Herxheimer) et de diminuer les symptômes associés à ces réactions.

Ensuite, et seulement dans un deuxième temps il sera possible d’ajouter des plantes ou huiles essentielles anti bactériennes spécifiques selon la personne et ses co-infections, en commençant par de micro-doses et en augmentant graduellement. Il est important d’ajuster le dosage selon les réactions de la personne pour ne pas aggraver l’état ou affaiblir le terrain déjà fragilisé par plusieurs années d’infection ou d’intoxication.

L’importance des plantes médicinales pour la maladie de Lyme

Rééquilibrer le système immunitaire et contrôler l’inflammation avec des plantes médicinales adaptogènes devraient donc être à la base de tout protocole naturel ou conventionnel. Cette première étape est cruciale dans mon expérience pour que l’organisme puisse retrouver assez d’énergie et de vitalité et que la personne atteinte sente qu’elle a une meilleure qualité de vie, ainsi que la motivation de suivre un protocole complexe.

Voici deux plantes qui dans mon expérience soutiennent bien les personnes atteintes de la forme chronique de la maladie de Lyme, qui peuvent être combinées à des médicaments antibiotiques au besoin* et qui ne provoquent pas pour autant de mauvaises réactions. Dans le cas des personnes hyper sensibles, je suggère toujours de commencer par de micro-doses, une plante à la fois (un quart de pincée de poudre de la plante sèche un jour sur deux par exemple), et augmenter tranquillement, une fois par semaine ou par deux semaines.

Il est également important de noter que plus ces plantes seront consommées sur une longue période (plusieurs mois ou années), plus leur effet sera profond et durable. Je ne recommande donc pas de « pause » avant six à douze mois, à moins d’une réaction négative bien sûr.

Ashwagandha : plante médicinale pour diminuer l’inflammation de la maladie de Lyme

Ashwgandha - racines - Whitania somnifera

Les racines d’ashwagandha sont originaires d’Inde et font partie de la pharmacopée ayurvédique depuis des millénaires. Traditionnellement utilisées pour augmenter l’énergie et la libido, ces racines sont calmantes et somnifères, lorsque prises le soir. Souvent, et ce dès le premier soir, les personnes rapportent un meilleur sommeil, un endormissement plus facile et plus d’énergie au réveil. Prise sur plusieurs semaines ou mois, le sommeil devient de plus en plus récupérateur et l’énergie plus solide.

Plante médicinale adaptogène, ces racines nourrissent et régénèrent les glandes surrénales pour diminuer l’impact du stress sur l’organisme. Après quelques semaines d’utilisation, les gens qui en consomment, constatent une meilleure résistance au changement ou plus de facilité d’adaptation.

Une plante médicinale utile pour la forme chronique de la maladie de Lyme

Ces racines sont aussi anti-inflammatoires, très intéressantes dans les cas de fibromyalgie ou de douleur chronique comme dans la maladie de Lyme. Elles permettent également d’équilibrer les lymphocytes Th1 et Th2 (cellules immunitaires) qui sont rapidement déréglées par les bactéries responsables de la maladie de Lyme (borréliose et co infections) à leur avantage. Les lymphocytes Th1 sont spécifiques aux infections intracellulaires – comme la maladie de Lyme, tandis que les lymphocytes Th2 sont spécifiques aux infections parasitaires intestinales, et responsables de baisser la réponse des Th1. Les pathogènes responsables de cette maladie ont appris à moduler ces réponses immunitaires, en stimulant la production de Th2 pour diminuer la présence de Th1[v]. L’immunité est donc ainsi ajustée à leur avantage et l’infection peut s’installer. Ce déséquilibre est par ailleurs également présent dans de nombreuses maladies auto immunitaires. Une des raisons pour lesquelles la maladie de Lyme est souvent mal diagnostiquée.

Les racines d’ashwagandha sont donc particulièrement intéressantes dans cette pathologie puisqu’elles diminuent l’inflammation, augmentent l’énergie et soutiennent l’immunité de façon presque « sur mesure » dans cette maladie.

Comment consommer les racines d’ashwagandha?

Elles sont très efficaces consommées sous forme de poudre aoutée à un lait végétal chauffé au coucher, ou à une compote de fruits non sucré ou sous forme de racines en morceaux mijotées en décoction. On peut aussi ajouter une petite pincée de poudre de noix de muscade (Myristica fragrans) pour favoriser une plus longue nuit de sommeil. En effet, la noix de muscade agit comme somnifère six heures après la prise. Le dosage est généralement de 2-10 g de racines sèches par jour pour un adulte de taille et poids moyens.

L’ashwagandha peut également être utilisé en teinture, capsules ou extraits standardisés – suivre alors la posologie recommandée sur le produit choisi ou consulter votre herboriste thérapeute accrédité. Elle peut très bien être combinée aux autres plantes.

Reishi pour soutenir l’immunité

Reishi – Ganoderma lucidum

Vénéré en Chine, le reishi est le champignon de la longévité et de l’immortalité. C’est un champignon qui accompagne sur la voie de la sagesse, entretient les trois trésors (l’essence Jing, l’énergie Qi et l’esprit Shen). Dans son action sur ces trois trésors, il va nourrir la moelle, renforcer et régulariser l’immunité et est donc employé dans toutes les maladies auto-immunes, mais également les cancers, les allergies et bien sûr toute infection chronique comme la maladie de Lyme.

Le reishi nourrit et régénère l’immunité en profondeur. Il permet ainsi à l’organisme de mieux reconnaitre et combattre les spirochètes, mais aussi les co infections bactériennes, protozoaires ou virales qui pourraient être présentes.

De plus, ce champignon médicinal soutient le foie. Il est donc tout indiqué lorsqu’une intoxication aux polluants environnementaux (mycotoxines, produits chimiques, métaux lourds par exemple) augmente les symptômes de la personne. Le reishi améliore également la concentration, la mémoire et l’énergie. Il est donc tout indiqué pour transformer le terrain chez les personnes atteintes de la forme chronique et améliorer leur qualité de vie.

Comment consommer le reishi?

Je recommande généralement de consommer le reishi sous forme de décoction longue (mijoter plusieurs heures) à raison de 2 à 10 g du champignon séché par jour pour un adulte de taille et poids moyens. Il peut également être consommé en double extraction (eau et alcool) ou en extrait standardisés – suivre alors la posologie recommandée sur le produit choisi ou consulter votre herboriste thérapeute accrédité. Il peut très bien être combinée aux autres plantes.

Détruire les spirochètes de la borréliose à tout prix?

Dans mon expérience, notre construction psychique occidentale nous pousse à vouloir « éradiquer » le pathogène rapidement. C’est effectivement l’action souhaitable en cas d’infection aigu. Par contre, dans le cas de la forme chronique de la maladie, cette façon de procéder augmente généralement l’inflammation globale et fragilise un terrain déjà très hypothéqué.

Dans certains cas, il peut être souhaitable, voir essentiel, de travailler sur le terrain ou d’autres pathogènes avant de pouvoir détruire les spirochète de la borréliose. En effet, plusieurs personnes atteintes de la forme chronique de la maladie sont également aux prises avec des mycotoxines, la bartonellose ou encore d’autres co-infections virales ou bactériennes qui sont souvent la cause principale de leurs symptômes neurologiques actuels.[vi]

La clé de la réussite : patience et persévérance

En voulant détruire rapidement les pathogènes présents, des neurotoxines sont libérées dans un organisme qui peine à les éliminer. Il s’ensuit une augmentation de l’inflammation, de la destruction des tissus où les bactéries étaient présentes (cœur, foie, système nerveux central) et donc une augmentation des symptômes. Par ailleurs, ces toxines diminuent également l’efficacité du système immunitaire, permettant ainsi à d’autres infections latentes de refaire surface, souvent virales (EBV, Herpès, Zona par exemple).

Cette forme d’atteinte prolongée et multi systémique de l’organisme doit selon moi être adressée avec patience et persévérance, comme la goutte d’eau qui doucement érode une pierre et qui fini par y percer un trou. Autrement il s’ensuit une suite de « montagnes russes » et un épuisement physique et psychologique. Comme l’explique le Dr Nathan dans son livre « Toxic : Heal your body » le traitement peut prendre plusieurs années, et il est presque impossible de prévoir le parcours exact de chacun.[vii]

Quelle stratégie adopter?

Voici une proposition d’étapes pour aider les personnes atteintes à tranquillement retrouver une qualité de vie. Cette suite d’intervention est constamment à revoir et à ajuster selon la réaction de la personne et les nouvelles découvertes scientifiques et empiriques des thérapeutes qui se spécialisent dans l’accompagnement à la maladie de Lyme :

  1. Rééquilibrer l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HSS) avec des plantes médicinales adaptogènes, plus spécifiquement l’ashwagandha qui modulent la réponse inflammatoire et les cytokines;
  2. Éliminer les intolérances alimentaires et reconstruire la muqueuse intestinale pour :
    1. Assurer une bonne absorption des nutriments et plantes médicinales, ainsi qu’une saine élimination des déchets – notamment les mycotoxines, toxines chimiques et métaux lourds en circulation;
    1. Soutenir une flore intestinale équilibrée afin d’éviter les parasitoses intestinales chroniques qui augmentent l’inflammation intestinale et systémique. Attention de ne pas détruire trop rapidement de possibles infections déjà présentes (candidose par exemple) et provoquer des Herx ou la remise en circulation de métaux lourds qui pourraient être séquestrés dans ces pathogènes;
  3. Soutenir l’élimination de mycotoxines – avec des chélateurs spécifiques comme le charbon activé ou la chlorelle et des plantes médicinales comme la racine de pissenlit (Taraxacum officinalis) ou les feuilles d’ortie (Urtica dioica) par exemple;
  4. Contrôler les infections virales latentes : EBV, zona, herpès pour soulager le système immunitaire et diminuer l’inflammation chronique;
  5. Contrôler les co-infections bactériennes ou protozoaires actives – borréliose, bartonellose ou, mycoplasmose et chlamydiose, par exemple.

Nous avons vu plus tôt dans cet article comment les racines d’ashwagandha (Whitania somnifera) et le reishi (Ganoderma lucidum) soutiennent l’axe HHS et l’immunité. Je vous présente ici mes deux plantes préférées pour soutenir l’élimination de toxines qu’elles soient d’origines fongique, environnementale ou découlant de la destruction de pathogènes.

Ortie en infusion pour diminuer les réactions aux antibactériens dans la maladie de Lyme

Ortie – Urtica dioica

Grâce à son ensemble de propriétés bien équilibrées, les feuilles d’ortie agissent tout en douceur, sans bousculer l’organisme; tout en ayant une action profonde et durable. Tout d’abord, riches en minéraux dont le fer et le magnésium, ces feuilles consommées en infusion permettent d’alcaliniser le terrain et ainsi de diminuer l’inflammation chronique. Dans le cas de la maladie de Lyme, les pathogènes présents depuis plusieurs années, ainsi que les traitements anti bactériens ou autres médicaments prescrits afin de contrôler les divers symptômes; combinés au stress de la douleur chronique et de l’incompréhension de la maladie, augmentent l’inflammation généralisée. Ainsi, les infusions de feuilles d’ortie apaisent rapidement les symptômes qui découlent de cette irritation des tissus : douleurs articulaires, anxiété, insomnie et problèmes de peau par exemple.

Propriétés de l’ortie

Le fer de son côté favorise le transport d’oxygène par l’hémoglobine. Certaines co infections tel Babesia spp. et Bartonella spp. détruisent les globules rouges ainsi que l’hémoglobine. Les plantes médicinales et aliments riches en fer sont donc tout indiqués pour favoriser la « reconstruction » du sang.

Les feuilles d’ortie ont aussi une affinité avec les reins. En effet, elles agissent comme tonique urinaire, c’est à dire qu’elles aident à régénérer les reins. Ces derniers sont le premier lieu d’infection des Borrelia spp., ce qui leur permettent de se propager plus facilement vers d’autres territoires à travers l’urine de leur hôte. En protégeant et soutenant les reins, les feuilles d’ortie permettent d’éviter une infection plus profonde des tissus locaux et réparent les reins des effets secondaires des médicaments. Elles favorisent également une meilleure élimination des toxines des bactéries lors de réactions Herxheimer.

Finalement, grâce à ses minéraux et vitamines, les feuilles d’ortie aident l’organisme à retrouver un peu ou beaucoup de vitalité, dépendant de l’état de vide de la personne qui en consomme.

Comment consommer l’ortie?

Je la recommande en général sous forme d’infusion, à raison de 3-5 g par jour de feuilles sèches pour commencer pour un adulte de taille et poids moyens. L’ortie est une plante médicinale qui s’apparente à un aliment plutôt qu’à un médicament. Elle peut donc être consommée en plus grande quantité et sur de longues périodes sans danger. Elle peut très bien être combinée aux autres plantes et consommée en poudre dans l’alimentation.

Pissenlit pour soutenir le foie

Les racines de pissenlit sont connues en herboristerie occidentale pour leurs propriétés digestives et hépatiques. En effet, grâce à leur goût amer, elles facilitent l’élimination des selles et la sécrétion de bile; aidant ainsi à diminuer les symptômes liés à un foie « engorgé » (nausées, digestion lente, ballonnements, constipation par exemple). Ces racines effectuent un travail lent et doux de gestion des déchets, sans provoquer trop de réactions, même chez les personnes fortement sensibles à cause d’intoxications aux mycotoxines, aux métaux lourds ou d’une hypersensibilité chimique ou environnementale. Il peut être intéressant dans ces cas de combiner ces racines à des chélateurs comme un complément de charbon activé, de la chlorelle ou de l’argile bentonite.

En médecine traditionnelle chinoise, elles soutiennent le drainage de l’Humidité et Chaleur Perverse vers la Vessie et le Gros Intestin. Dans la maladie de Lyme, les infections qui ont atteint les tissus profonds – dans le Sang par exemple – contribuent à augmenter l’Humidité Chaleur, entrainant plusieurs symptômes tels les douleurs articulaires et même certains problèmes neurologiques. Les racines de pissenlit vont doucement drainer la Chaleur et l’Humidité pour les éliminer et diminuer les symptômes.

En général, je recommande donc de consommer ces racines sous forme de décoction ou d’infusion longue à raison de 1-3 g de racines sèches par jour pour un adulte de taille et poids moyens. Elles peuvent très bien être combinées aux autres plantes et consommées en poudre dans l’alimentation, ou en extrait liquide – teinture ou vinaigre.

Peut-on espérer une guérison ou une rémission?

Cette question reste sans réponse auprès des auteurs spécialisés nommés dans cet article. Toutefois, les bactéries impliquées peuvent « disparaitre » dans les tissus de l’organisme et être difficilement détectables avec les tests actuels. De plus, comme l’explique S Buhner, nous sommes devenus les hôtes de prédilection de ces parasites puisqu’étant les mammifères à sang chaud les plus nombreux sur la planète.

Dr. Marjo Valonene – directrice de la clinique médicale Astris spécialisée dans les maladies infectieuses chroniques depuis 2014 à Helsinki, propose d’apprendre à composer avec la maladie et accepter d’être un « porteur sain », comme c’est le cas pour bien d’autres infections virales ou parasitaires. L’immunité reprend le « contrôle » et il est alors possible d’avoir une bonne qualité de vie, sans symptômes. La question à se poser est selon elle : « Qui dirige? Vous ou les microbes que vous portez? »[viii]

* Lorsque les plantes médicinales sont combinées à des médicaments allopathiques, il est important de vérifier avec votre médecin, pharmacien ou herboriste thérapeute accrédité qu’il n’y ait pas d’interaction ou de contre-indication.

Vous voulez en savoir plus? J’offre également une formation en ligne, pour thérapeutes ou étudiants en santé alternative, afin de mieux comprendre cette problématique complexe et mieux soutenir les clients atteints.


Sources

[i] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/maladie-lyme/pour-professionnels-sante-maladie-lyme.html

[ii] Buhner, Stephen Harrod, Healing Lyme : Natural Healing of Lyme Borreliosis and the Coinfections Chlamydia and Spotted Fever Rickettioses, Second edition, Raven Press, 2015.

[iii] Cameron D, Gaito A, Harris N, et al. Evidence-based guidelines for the management of Lyme disease. Expert Rev Anti Infect Ther 2004;2(Suppl 1):S4.

[iv] Nathan, Neil MD, Toxic : Heal your Body from Mold Toxicity, Lyme Disease, Multiple Chemical Sensitivities, and Chronic Environmental Illness, Victory Belt Publishing, Las Vegas, 2018.

[v] Buhner, Stephen Harrod, Healing Lyme : Natural Healing of Lyme Borreliosis and the Coinfections Chlamydia and Spotted Fever Rickettioses, Second edition, Raven Press, 2015.

[vi] Nathan, Neil MD, Toxic : Heal your Body from Mold Toxicity, Lyme Disease, Multiple Chemical Sensitivities, and Chronic Environmental Illness, Victory Belt Publishing, Las Vegas, 2018.

[vii] Nathan, Neil MD, Toxic : Heal your Body from Mold Toxicity, Lyme Disease, Multiple Chemical Sensitivities, and Chronic Environmental Illness, Victory Belt Publishing, Las Vegas, 2018.

[viii] Valonen, Marjo MD, Why this Finnish Doctor Believes in Herbs, Townsend Letter #420 – July 2018.